S'effacer pour mieux survivre, m'éloigner pour mieux mourir, vous rayer pour mieux mentir.
Votre bonheur m'est insupportable. Le mien, celui qui prend les courbes d'une île, celui qui se personnifie par le souvenir de vos sourires, celui qui se relève à la promesse de vos dires, celui qui éclate en petites particules musicales, celui qui ne prend forme qu'utopiquement, m'assassine. Et cette mélancolie, encore et toujours, à jamais. Le bonheur d'être triste disait Hugo, pourquoi pas le malheur d'avoir été heureux ? Au fond, sans souvenirs heureux, la mélancolie ne peut exister. Cette mélancolie infernale, spleen du coeur, langueur tranchante. Effacer, Oublier, j'aurai peut-être été mieux, sans vous. Qui sait ?
Non, Impossible.